Kaboul suffoque, étouffée par une pollution de l'air "mortelle"
Habitués de longue date aux risques de bombes et d'attentats-suicides, les habitants de Kaboul font face cet hiver à une nouvelle menace potentiellement mortelle: la pollution atmosphérique.
Depuis que l'hiver s'est emparé de l'Afghanistan et de son territoire montagneux, un épais brouillard toxique recouvre la capitale, située à 1.800 mètres d'altitude, où résident cinq millions d'habitants.
Le manque de précipitations, l'air froid et l'absence de vent emprisonnent les gaz d'échappement du très vieux parc automobile diesel ainsi que les fumées des chauffages domestiques au charbon, au bois et tout autres rebuts pouvant être brûlés tels ordures ménagères et même pneus de voitures.