La liberté d’expression des enseignants est-elle menacée ?
Jean-Michel Blanquer n'a pas à prendre des décisions peu onéreuses, de façon à glisser sous le tapis les sujets qui fâchent, explique Jean-Paul Brighelli.
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Si je m’en tiens aux interprétations alarmistes que les syndicats font de l’article 1er du projet de loi Blanquer, ces chroniques voient leurs derniers jours. Et ce serait dommage pour le ministre, dont il m’est souvent arrivé de penser et de dire du bien : il n’a pas son pareil pour prendre avec énergie des décisions peu onéreuses, de façon à glisser sous le tapis les sujets qui fâchent.
Ainsi, le SNALC, qui n’est pas exactement un syndicat gauchiste, sans être nécessairement « classé à droite », comme l’écrit le Monde qui aime les clichés, a « découvert avec stupéfaction les véritables intentions du projet de loi Banquer ». Et Marianne, cette semaine, a fait le tour des indignations. Qu’a donc écrit le ministre qui inquiète tant les enseignants ?
À la page 15 de l’étude d’impact publiée sous l’égide de l’Assemblée nationale, le rédacteur reprend une décision du conseil d’Etat du 18 juillet dernier, « sur « l’exigence d’exemplarité et d’irréprochabilité qui incombe aux enseignants dans leurs relations avec des mineurs, y compris en dehors du service », et sur l’importance de l’atteinte portée « à la réputation du service public de l’éducation nationale ainsi qu’au lien de confiance qui doit unir les enfants et leurs parents aux enseignants du service » pour annuler l’arrêt d’une cour administrative d’appel qui avait annulé la décision de révocation prise par l’administration à l’encontre d’un enseignant...
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