Coby White, la recrue qui change tout pour les Hornets
Les Charlotte Hornets affichent le sixième meilleur bilan NBA depuis le début de l’année 2026 avec 33 victoires en 49 matches. Les cinq équipes qui ont fait mieux sont toutes plus ou moins considérées comme des candidats aux finales NBA (San Antonio, OKC, Boston, Detroit et Cleveland). Les frelons se sont mis à buzzer soudainement et leur montée en puissance est l’une des histoires enchantées de la saison.
Une équipe révélation dont chacun a voulu expliquer les résultats en soulignant avec justesse les performances historiques du rookie Kon Knueppel, les performances un peu plus constante du meneur All-Star LaMelo Ball, la progression de Brandon Miller, le différentiel monstrueux du cinq majeur aligné par Charles Lee ou encore l’activité de Moussa Diabaté.
Mais le nom de Coby White revient finalement assez peu en comparaison avec son impact indéniable sur le renouveau des Hornets.
Back home !
Pur produit du coin, White a grandi en Caroline du Nord avant de porter les couleurs mythiques des Tar Heels de North Carolina à la fac. Exilé du côté de Chicago après sa draft, le voilà donc de retour à la maison depuis son transfert à Charlotte le soir de la dernière deadline. Son contrat arrivant à expiration, les dirigeants n’ont cédé aucun assets significatifs (Ousmane Dieng et deux seconds tours) pour acquérir les services d’un vrai pur scoreur. Ce qui en dit long sur le management des Bulls. Mais ce n’est pas le sujet. Quelle affaire en or pour les Hornets.
Parce que le joueur de 26 ans fait toute la différence depuis son arrivée. Il est le facteur X de sa nouvelle équipe. Il en est aussi l’assurance tous risques. Pour une fois, Charlotte ne souffre plus quand LaMelo Ball se repose sur le banc. Parce que Coby White prend le relais avec brio. Les Hornets marquent 9 points sur 100 possessions de plus que la moyenne NBA quand Ball laisse sa place à sa doublure.
Ce dernier assure la création en cherchant d’abord à mettre ses points, un domaine dans lequel il excelle depuis plusieurs saisons. Il tournait à 19,1 et 20,4 points lors des deux exercices précédents. Ses statistiques ont légèrement baissé depuis son transfert mais c’est uniquement parce que son temps de jeu a nettement diminué. Il est en réalité plus efficace que jamais.
WHAT A GAME FOR COBY WHITE ????
19 PTS (17 in 2nd half)
Game-tying 3 to force OT.Charlotte wins a @SoFi Play-In battle in OT and will compete for the East 8-seed on Friday! pic.twitter.com/vwKrSJxJhM
— NBA (@NBA) April 15, 2026
Plus discret, tout aussi essentiel
C’était encore le cas lors du match à élimination direct disputé contre le Miami Heat en ouverture du play-in la nuit dernière. Charlotte l’a emporté de justesse (127-126) et c’est d’abord le game winner de Ball ou le contre décisif de Miles Bridges qui seront mis en avant. La performance de Coby White fut tout aussi importante. Lui s’est montré clutch en égalisant sur un trois-points improbable à 10 secondes de la fin du quatrième quart-temps. Un panier qui a permis aux siens d’arracher une prolongation.
Il avait déjà été déterminant quelques instants auparavant, alors que Miami menait au score dans le troisième quart-temps. Il a alors été au cœur d’un 10-0 en inscrivant deux autres tirs extérieurs. Si LaMelo Ball et Kon Knueppel se sont particulièrement troués (2 sur 22 en cumulé…) de loin, lui en a mis 5 en 8 tentatives.
Coby White a terminé le match avec 19 points mais aussi le meilleur différentiel de la partie avec +21 sur un match gagné d’une petite longueur par les Hornets. C’est ce qu’on appelle un vrai facteur X.