Projet de réforme de la loi organique portant Statut des magistrats : Salomon au Temple de Thémis (par Madiambal Diagne)
Les magistrats reprochent à l’Exécutif «la dénaturation du texte déjà discuté en assemblée intérieure de la Cour suprême, par ajout et suppression de plusieurs dispositions». Les magistrats demandent ainsi le renvoi à l’assemblée intérieure de la Cour suprême dudit texte pour un nouvel examen.
Un reproche a donc été fait au ministère de la Justice de chercher, en quelque sorte, à faire un aux magistrats un bébé dans leur dos. Piquée au vif par une fuite dans la presse du contenu du document adopté en Conseil des ministres le 2 novembre 2016, l’Ums a très vite sorti des déclarations pour dénoncer des dispositions de la mouture de ce texte que ses différentes instances n’avaient pas encore eu l’occasion d’étudier. Les magistrats avaient dans un premier temps annoncé la convocation immédiate d’une Assemblée générale pour se mettre sur le pied de guerre. Ils se raviseront quand la chancellerie recevra le bureau de l’Ums pour lui communiquer le projet de texte. Sur le coup, on a pu considérer que l’Ums avait réagi de manière intempestive comme un quelconque syndicat ouvrier, alors que le profil des membres de cette organisation et surtout la sérénité que requiert leur mission devraient dicter une attitude plus retenue.
Il n’en demeure pas moins qu’à l’analyse des positions exprimées par les deux parties, à savoir le gouvernement d’un côté et l’Ums de l’autre, on peut considérer qu’il existe de nombreux vices dans cette affaire. Les positions exprimées révèlent de forts relents de subjectivisme.
En effet, ce qui a sembl...
Un reproche a donc été fait au ministère de la Justice de chercher, en quelque sorte, à faire un aux magistrats un bébé dans leur dos. Piquée au vif par une fuite dans la presse du contenu du document adopté en Conseil des ministres le 2 novembre 2016, l’Ums a très vite sorti des déclarations pour dénoncer des dispositions de la mouture de ce texte que ses différentes instances n’avaient pas encore eu l’occasion d’étudier. Les magistrats avaient dans un premier temps annoncé la convocation immédiate d’une Assemblée générale pour se mettre sur le pied de guerre. Ils se raviseront quand la chancellerie recevra le bureau de l’Ums pour lui communiquer le projet de texte. Sur le coup, on a pu considérer que l’Ums avait réagi de manière intempestive comme un quelconque syndicat ouvrier, alors que le profil des membres de cette organisation et surtout la sérénité que requiert leur mission devraient dicter une attitude plus retenue.
Il n’en demeure pas moins qu’à l’analyse des positions exprimées par les deux parties, à savoir le gouvernement d’un côté et l’Ums de l’autre, on peut considérer qu’il existe de nombreux vices dans cette affaire. Les positions exprimées révèlent de forts relents de subjectivisme.
En effet, ce qui a sembl...