Fidel ne dirigeait plus, et pourtant sa mort peut changer des choses
Suivre, en temps réel, le fil twitter de Yoani Sanchez, célèbre bloqueuse cubaine (14ymedio) et inlassable critique du régime castriste, permet de saisir pleinement l'ambiguïté des sentiments avec lesquels les Cubains ont accueilli la nouvelle de la mort de Fidel Castro à 90 ans, dans la nuit du 25 au 26 novembre: entre soulagement, joie, ou tristesse, mais aussi crainte de nouvelles tensions. «L'aube est silencieuse mais la peur est palpable dans l'air. Jours difficiles à venir...» prédit-elle, redoutant dans un autre tweet «la nervosité du pouvoir» et la possibilité d'un retour de bâton.
#Cuba El silencio se extiende, es madrugada, pero el miedo se palpa en el aire. Vienen días complicados…
— Yoani Sánchez (@yoanisanchez) November 26, 2016
#Cuba Hay que estar atentos a cualquier vuelta de tuerca represiva. En momentos así el oficialismo se pone muy nervioso #MurióFidelCastro
— Yoani Sánchez (@yoanisanchez) November 26, 2016
Elle ajoute, non sans amertume: «Son héritage: un pays en ruine, où les jeunes ne veulent pas vivre», tout en rappelant, encore incrédule, que «sa mère a grandi sous Fidel Castro, qu'elle-même et son fils sont nés sous Fidel mais que ses petits enfants grandiront sans Fidel Castro».
#Cuba Su legado: un país en ruina, una nación donde los jóvenes no quieren vivir #LaMuerteDeFidelCastro
— Yoani Sánchez (@yoanisanchez) November 26, 2016
Alors qu'à Miami, la diaspora cubaine ... Lire la suite