Pourquoi François Fillon rassure les électeurs de droite
François Fillon n’est pas l’homme du renouveau.
Encore traumatisés par l’affrontement violent entre Jean-François Copé et l’ancien premier ministre dans l’élection interne à l’UMP 2012, les électeurs de droite n’étaient pas prêts pour un grand coup de balai, celui prôné par Bruno Le Maire. Ils ne voulaient pas renverser la table. Ils voulaient un changement dans la continuité. «Je trace un sillon, calmement, sérieusement», a déclaré François Fillon à son QG, assumant un «langage de vérité» à travers toute cette campagne:
«Je ne dévie pas de ma marche (...) Je suis porté par celles et ceux qui veulent redresser la France.»
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En reprenant peu ou prou ses thèses libérales, les autres candidats ont validé l’idée que François Fillon était au centre de gravité de la droite. Une synthèse. Entre Raymond Barre et la droite balladurienne. Qui assume un positionnement «autoritaire» à même de rassurer la droite, qui attend des signaux forts sur la sécurité et l'immigration. Ni trop identitaire, ni véritablement souverainiste, encore moins révolutionnaire. En un mot, rassurant. Aujourd'hui, il se présente comme l'incarnation d'un espoir, le porteur d'une vague. Il est plutôt une solution par défaut. Le résultat d'un manque de leadership naturel à droite... qu'il comble à merveille.
La remontée ... Lire la suite