Clinton et Goldman Sachs, des révélations qui font pschitt
«Récemment, le PDG de Goldman Sachs a fait savoir à ses employés qu'il serait content avec Bush ou Clinton. Tu m'étonnes... Eh bien, j'ai une nouvelle pour les petites brutes de Wall Street: la présidence n'est pas une couronne que vous êtes chargés de transférer entre deux familles royales.» Ces mots n'ont pas été prononcés ces derniers jours par Donald Trump mais par l'ancien gouverneur du Maryland Martin O'Malley, éphémère candidat à l'investiture démocrate, lors de son entrée en lice en mai 2015. Mais le milliardaire y souscrirait sans doute, lui qui a dénoncé inlassablement les contradictions entre la personnalité publique de Hillary Clinton et ses déclarations privées lors de discours rémunérés par la banque d'affaires Goldman Sachs ou par d'autres institutions financières.
L'occasion lui en a encore été fournie, en deux temps, par la publication par Wikileaks de propos tenus par la candidate en ces occasions: d'abord, le 7 octobre, un «best of» de ses interventions, puis, le 15 octobre, le texte intégral de trois conférences pour lesquelles elle avait été payée 675.000 dollars. Ce qu'elles contiennent? Interrogée lors de la primaire démocrate, Clinton avait maladroitement répondu: «Écoutez, j'ai prononcé des discours devant beaucoup de groupes. Je leur ai dit ce que je pensais. J'ai répondu à des questions.» Et quant au prix: «Eh bien, je ne sais pas, c'est ce qu'ils offraient.» Au vu des transcripts, c'est sans doute ... Lire la suite