Comment «Orange is the New Black» a rendu ses fans furieux
Le mouvement Black Lives Matter s’est fait entendre récemment en France, à la suite de la mort d’Adama Traoré, jeune homme de 19 ans, décédé en garde à vue dans des circonstances troubles. Un «malaise cardiaque» a d’abord été invoqué, puis finalement «une infection très grave». La famille de la victime, précisant au passage qu’Adama jouait au foot avec ses copains la veille et n’était pas cardiaque, a demandé une contre-autopsie tandis que des émeutes éclataient dans plusieurs villes du Val-d’Oise pour réclamer justice.
Mais le mouvement Black Lives Matter a émergé aux États-Unis en 2012, après l’acquittement de George Zimmerman, l’homme qui a tué Trayvon Martin, un adolescent noir sur lequel il a tiré, affirmant l’avoir pris pour un voleur, alors qu’il rentrait chez lui après avoir acheté des bonbons et un soda. Ce nombre d’homicides n’a cessé de se multiplier aux États-Unis: après Trayvon Martin il y a eu Michael Brown, et il y a eu Eric Garner, et il y a eu tant d’autres personnes tuées, notamment par la police, qu’en 2016 sur 602 américains tués par la police, 148 étaient noirs (environ 25% de noirs, quand la population noire ne représente qu’à peu près 13% de la population totale aux États-Unis). 69% des victimes noires n’étaient même pas armées au moment du meurtre et 97% des meurtres ... Lire la suite