Les femmes souffrant de dépression sont quasiment
deux fois plus nombreuses que leurs homologues masculins. De même, elles ont
deux fois plus de risque d’être atteintes d’un trouble anxieux généralisé, d’attaques de panique ou d’une phobie spécifique. Pour autant, les études scientifiques menées sur ces pathologies, et sur le stress bien souvent susceptible de les exacerber, se sont longtemps limitées aux hommes. Historiquement, les scientifiques ont préféré
tester des populations animales exclusivement mâles, notamment pour s’éviter les complications méthodologiques liées aux fluctuations hormonales et autres cycles reproductifs des femelles (et, par extension, des femmes arrivant en bout de chaîne expérimentale). Aujourd’hui, comme le détaille
un récent article de Science News, les psychologues et les neuroscientifiques se mettent enfin à différencier sexuellement les cerveaux de leurs animaux de laboratoire afin de voir si, selon le sexe, les animaux réagissent différemment au stress. Des études qui pourraient permettre, à terme, de mieux comprendre les inégalités sexuelles en matière de dépression et de troubles anxieux, et ce, afin de mieux soigner ces maladies.
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