La presse anglaise admet enfin la supériorité du PSG
Victoire 2-0 à Anfield, qualification sans trembler, presse européenne unanime. Le Paris Saint-Germain n'est plus seulement un grand club — c'est désormais la référence absolue du football continental.
Il y a des nuits qui changent la perception d'un club pour longtemps. Celle d'Anfield en fera partie. En s'imposant 2-0 sur la pelouse de Liverpool après un succès identique à l'aller, le PSG de Luis Enrique a validé sa place en demi-finales de Ligue des champions avec une maîtrise qui a laissé l'Europe sans voix. Ousmane Dembélé, auteur d'un doublé décisif, a matérialisé sur la pelouse ce que tout le continent finit par admettre : Paris joue dans une autre cour.
La France célèbre, sans plus s'étonner
En France, les superlatifs se bousculent mais la surprise, elle, commence à s'estomper. L'Équipe salue la constance remarquable d'un club qui ne brille plus par éclairs mais s'est installé durablement au sommet européen. Le Figaro appelle à ne pas banaliser ce qui reste une performance historique : accéder pour la troisième fois consécutive au dernier carré de la compétition, une série qu'une poignée seulement de clubs ont réalisée dans l'histoire de la C1. Le Parisien, lui, couronne Luis Enrique comme le grand architecte d'un groupe qui envoie un message de terreur au reste du continent.
L'Angleterre admet l'évidence
Outre-Manche, la presse digère difficilement mais lucidement. Le Daily Mail reconnaît avec étonnement que ce PSG sait désormais défendre avec la même férocité qu'il attaque — une dimension longtemps absente qui rappelle douloureusement l'effondrement du Barça en 2019 dans un contexte similaire. Le Telegraph pointe le penalty non accordé à Mac Allister comme source de frustration britannique, tout en concédant que la supériorité parisienne rendait tout retournement de situation improbable. Le Guardian résume l'affaire avec clarté : même l'aura intimidante d'Anfield a ses limites face à une organisation aussi chirurgicale. Le sang-froid des Parisiens, capables de résister à l'intensité anglaise avant de frapper au moment opportun, a fini par creuser un fossé que Liverpool n'a jamais pu combler.
L'Europe tremble avant le dernier carré
Sur le continent, la peur s'installe à mesure que les demi-finales approchent. En Allemagne, Bild met directement en garde le Bayern Munich — adversaire potentiel du PSG — face à une équipe capable de concrétiser sur sa première occasion cadrée et de garder un calme absolu dans les environnements les plus hostiles. Cette froideur tactique inquiète au-delà du Rhin.
En Espagne, l'hommage est total. Marca salue la capacité parisienne à absorber la pression avant de frapper avec précision, tandis que AS élève Luis Enrique au rang des meilleurs entraîneurs de sa génération, pour avoir hissé Paris parmi les équipes les plus impressionnantes de l'ère moderne.
Trois demi-finales consécutives. Une qualification maîtrisée de bout en bout. Un Dembélé stratosphérique. Le PSG ne sollicite plus la reconnaissance de l'Europe — il l'exige.