À Marseille (Bouches-du-Rhône) et Brignoles (Var) Une véritable vague estrosiste. Finalement, les électeurs de gauche ont voté, certains avec rancoeur, certains avec dégoût, mais ont voté pour celui qu'ils combattaient encore hier, lui reprochant son profil trop «droitier», élu avec 54% à 55% des voix selon les premières estimations. La région Provence-Alpes-Côte-d'Azur s'était pourtant jetée dans les bras de Marion Maréchal-Le Pen au premier tour, la hissant à 40,55% des voix. Pour envoyer un signal à la droite? Dans cette région, c'est surtout une recomposition des droites qui s'est dérouée en sourdine, malgré la victoire du «front républicain» qui a marché à plein, et a ainsi permis la victoire de Christian Estrosi. Depuis plusieurs semaines, le député-maire de Nice avait préparé cette éventualité, égrenant quelques messages en expliquant que son véritable ennemi n'était pas à gauche, mais se situait bien du côté du FN. Un mois avant le premier tour,
il expliquait n'avoir «aucune valeur en partage» avec ces «extrémistes qui entretiennent la confusion entre musulmans et islamistes», lui qui, pourtant, n'avait pas toujours été aussi clair sur le sujet. Dans la dernière semaine de campagne, c'est carrément en «résistant» qu'il s'est présenté, envers et contre tout. Dimanche 6 décembre Il est abattu, mais pas à terre. Avec seulement 26,48% des voix, Christian Estrosi est largement distancé par Marion Le Pen, qui
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