Il ne faut pas condamner Christine Angot pour les larmes de Sandrine Rousseau
Il est venu ce week-end une acmé de vertu sur les réseaux sociaux, faisant de Christine Angot un personnage ignoble bafouant la souffrance d’une femme agressée sexuellement, l’ancienne députée écologiste Sandrine Rousseau, admonestée jusqu’aux larmes sur le plateau d’«On n’est pas couché». Venue défendre la parole des femmes agressées et son livre, Parler (Flammarion), la politique s’est vu opposer un discours sur l’illusion du verbe politique, quand on en vient à la souffrance indicible. La larme primant le débat, on a maudit l’écrivain Angot et son comparse, l’également écrivain Yann Moix, mais lui ne nous passionne pas ici. C’est la démonisation d’Angot qui frappe, dans son unanimité proclamatoire. «Non Madame Angot, on ne “se débrouille” pas avec un viol», lance le magazine Elle, isolant une réplique de la romancière dans l’émission, et des voix influentes, sur Twitter, proclament leur solidarité envers Sandrine Rousseau, violentée sur un plateau de télévision par une intervieweuse froide,... Lire la suite