Sean Spicer, le porte-parole de la Maison Blanche, démissionne, mécontent de la dernière nomination de Trump
ÉTATS-UNIS - La goutte de trop, qui fait déborder le vase? Ce vendredi 21 juillet, le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer a donné sa démission à Donald Trump, mécontent de la nomination d'Anthony Scaramucci au poste de directeur de la communication, selon le New York Times.
Le président américain a choisi Anthony Scaramucci, un dirigeant de société d'investissements de 53 ans, pour récupérer ce poste, auparavant occupé successivement par Jason Miller et Mike Dubke. Mais ce dernier n'était resté en poste que trois mois, et avait préféré se retirer en mai dernier pour des "raisons personnelles". Ses responsabilités avaient été attribuées à Sean Spicer.
"Ce fut un honneur et un privilège de servir le président des Etats-Unis et ce pays magnifique. J'assurerai mes fonctions jusqu'en Août"It's been an honor & a privilege to serve @POTUS@realDonaldTrump & this amazing country. I will continue my service through August
— Sean Spicer (@PressSec) 21 juillet 2017
Sean Spicer sera remplacé par son ancienne numéro 2, Sarah Huckabee Sanders, a annoncé le nouveau directeur de la communication lors de sa première prise de parole officielle.
La communication de Trump, une longue lutte interne
Le poste de directeur de la communication est, sur le papier, stratégique, mais le porte-parole de la Maison Blanche, qui est le visage et la voix de l'exécutif en quotidien, est en première ligne. Et la démission de Sean Spicer apparaît comme une preuve supplémentaire de la crise qui agite l'équipe de communication autour du président, quasiment depuis son élection.
Selon le New York Times, la démission de Sean Spicer est en effet un coup dur pour le secrétaire général de la Maison Blanche, Reince Priebus, à qui Spicer devait sa nomination. Donald Trump aurait quant à lui émis certaines réserves sur la loyauté de celui qui est désormais son ancien porte-parole.
Le porte-parole était sur la sellette depuis des semaines, victime des critiques de son patron face au désordre dans la communication de l'exécutif, auquel le président lui-même est accusé de contribuer avec ses tweets et ses interviews. Depuis quelques temps, Sean Spicer avait pris du champ et n'apparaissait plus que rarement au briefing de la Maison Blanche, souvent remplacé par sa numéro deux, Sarah Huckabee Sanders.
A l'inverse, Anthony Scaramucci serait un fervent partisan de Donald Trump, souligne le quotidien américain, qui précise que sa nomination serait un choix personnel du président, soutenu par sa fille Ivanka et son gendre Jared Kushner, contre l'avis du secrétaire général de la Maison Blanche.
"Démission de Spicer/nomination de Scaramucci = très mauvaise nouvelle pour Priebus, qui avait écarté Scaramucci de la Maison Blanche plus tôt dans l'année"Sean's resignation/Scaramucci appointment = bad bad bad news for Priebus, who blocked AS from WH earlier this year.
— Glenn Thrush (@GlennThrush) 21 juillet 2017
Lors de sa première prise de parole, quelques heures seulement après sa nomination, Anthony Scaramucci a cependant démenti toutes les rumeurs de querelles internes au sein de la Maison Blanche. Parallèlement, Donald Trump a déploré que le travail accompli par la Maison Blanche ne soit pas assez reconnu, dans une déclaration lue par la future porte-parole Sarah Sanders.
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