La préfecture de police de Paris vient de prendre un arrêté d’interdiction de la manifestation du « C9M », pour Comité du 9-Mai. Créé après la mort du militant nationaliste Sébastien Deyzieu, le 7 mai 1994, décédé en tombant d’un toit alors qu’il était poursuivi par la police, ce comité et sa commémoration annuelle sont devenus le rendez-vous incontournable de l’ultradroite hexagonale et également internationale. En 2025, le tribunal administratif avait estimé que le préfet de police avait porté « une atteinte manifestement illégale à la liberté de manifestation » par cette interdiction, faute « d’indication précise sur les militants ultranationalistes radicaux qui seraient susceptibles de se joindre à la manifestation » et « ne justifiait pas de l’insuffisance des forces de police pouvant être mobilisées, compte tenu notamment du nombre de manifestants attendus ». Les nationalistes et néonazis avaient donc pu investir les rues de Paris. Ce funeste scénario va-t-il se répéter ? Le point avec Aurélien Soucheyre et Bruno Rieth de la rubrique politique.