Pantaloni refuse un géant de Ligue 1
La saison qu’il vient de réaliser à Lorient lui donne des droits. Arrivé en 2024 après une relégation, Olivier Pantaloni a d’abord ramené les Merlus en Ligue 1, avant d’assurer un maintien confortable cette saison, le club pointant actuellement à la 9e place. Un bilan solide, qui tranche violemment avec la rupture consommée ces dernières semaines, après qu’il a publiquement dénoncé la défiance de ses dirigeants au micro de beIN Sports, quelques minutes avant un match face à l’OM. Libre en fin de saison, le technicien corse de 59 ans avait donc de la marge pour choisir la suite.
Pantaloni recale le FC Nantes et attend mieux
Il a visiblement choisi de ne pas reculer. Selon Ouest-France, Pantaloni a décliné l’offre du FC Nantes, qui en avait pourtant fait sa priorité absolue pour remplacer Vahid Halilhodzic. Le géant jaune et vert reste un nom historique, certes, mais c’est surtout un géant aux pieds d’argile : sauf miracle dans les dernières journées, Nantes évoluera en Ligue 2 la saison prochaine. L’intérêt des Canaris s’expliquait justement par le précédent lorientais, Pantaloni ayant prouvé sa capacité à mener un projet de remontée. Mais visiblement, ce scénario ne l’emballe pas.
Le technicien a d’ailleurs été limpide sur sa philosophie depuis l’annonce de son départ : prendre son temps, étudier les options sérieusement, ne pas céder à la première offre venue. Toulouse s’est positionné dans les dernières semaines comme une piste sérieuse, un club stabilisé en Ligue 1 avec des ambitions européennes à moyen terme, un projet qui correspond bien mieux à son profil. Metz a également exprimé publiquement son intérêt, le président du club lorrain déclarant ouvertement rêver de le recruter.
En refusant Nantes, Pantaloni envoie un signal clair au marché : il sort d’une belle saison, il le sait, et il n’a aucune raison de brader sa valeur en acceptant un projet de reconstruction en deuxième division. À 59 ans, avec un bilan qui parle pour lui, le Corse peut se permettre d’attendre la bonne porte. Et à en juger par les clubs qui frappent à la sienne, l’attente ne devrait pas être longue.