La Bourse de Paris bondit avec la réouverture du détroit d'Ormuz
Le CAC 40 a pris 1,97% à 8.425,13 points, en hausse de 162,43 points. Sur l'ensemble de la semaine, l'indice vedette parisien a gagné 2,00%.
"Le long chemin du retour à la normalité vient peut-être de commencer, enfin", résume Ole Hansen, de Saxo Banque. "C'est un bon signe", renchérit Robert Halver, analyste chez Baader Bank, interrogé par l'AFP.
Le stratégique détroit, essentiel pour le commerce mondial d'hydrocarbures, est désormais "entièrement ouvert" tant que durera la trêve au Moyen-Orient, a annoncé vendredi un ministre iranien.
Ce passage par lequel transite d'ordinaire un cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde, était verrouillé par l'Iran depuis le début du conflit.
Cette annonce a immédiatement provoqué une chute des prix du pétrole: le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, baissait vers 17H50 de 10,51% à 88,94 dollars. Son équivalent américain, le WTI, perdait 12,29% à 83,5 dollars.
Les taux d'intérêt chutent
Les "marchés finissent donc la semaine en se focalisant sur le positif, comme si tout était résolu", estime Vincent Juvyns, chef des stratégies d'investissements pour la banque ING, interrogé par l'AFP.
Le blocage du détroit d'Ormuz était le principal point de préoccupation des investisseurs depuis le début de la guerre, car il a provoqué une forte hausse des prix du brut.
Mécaniquement, les taux d'intérêt des Etats, qui ont flambé en mars en raison des craintes d'inflation provoquée par la hausse du pétrole, reculaient nettement jeudi.
Référence en Europe, le rendement du "Bund" allemand est repassé sous le cap symbolique des 3,00%, à 2,95%, contre 3,03% la veille. Son équivalent français a chuté de 0,09 point de pourcentage, à 3,58% et l'italien a perdu 0,13 point à 3,67%.
Alstom déraille
L'action Alstom a plongé vendredi à Paris, au lendemain de la révision à la baisse des objectifs de performance du fabricant du TGV. Cotée à l'indice élargi SBF 120, elle a perdu 27,15% à 16,64 euros, après un mouvement massif de ventes.
Jeudi soir, après la clôture de la séance boursière, le constructeur de rames de TGV et de métro, qui a absorbé récemment le canadien Bombardier, avait abaissé ses perspectives de marge et de performance financière pour l'exercice 2025-26.