La nouvelle vie de Benzema tourne au cauchemar
Il a quitté Al-Ittihad avec fracas pour rejoindre le rival, Al-Hilal, et sa machine à gagner. L’objectif était clair : empiler les titres, régner sur l’Asie, et prouver qu’il était toujours l’un des meilleurs attaquants du monde. Mais quelques mois après ce transfert retentissant, le bilan est amer. Le Ballon d’Or 2022 est en pleine tourmente, et son rêve saoudien est en train de prendre une tournure pour le moins inattendue.
Benzema invisible dans les grands rendez-vous
Car si les statistiques sont là, flatteuses en apparence, elles masquent une réalité bien plus cruelle. Les triplés face à des équipes de bas de tableau ne suffisent plus à faire illusion. Dans les moments qui comptent, dans les matches qui décident d’une saison, Karim Benzema est aux abonnés absents. Son influence est nulle, son impact quasi inexistant. Le dernier exemple en date, et le plus douloureux, est l’élimination en Ligue des champions asiatique face à Al-Sadd, où il a même manqué son tir au but.
Al-Hilal l’a recruté pour être l’homme des grands soirs, le leader capable de faire la différence. Il n’est, pour l’instant, que l’ombre de lui-même. Un joueur qui brille face aux faibles, mais qui s’éteint face aux forts. Une situation qui commence à sérieusement agacer les supporters et les observateurs, qui n’hésitent plus à le qualifier de « fardeau » et à remettre en cause son avenir au club.
L’ombre de Gomis plane toujours
Ce manque d’impact est d’autant plus criant qu’il succède à un autre attaquant français qui, lui, a marqué l’histoire du club : Bafétimbi Gomis. La « panthère » était le roi de ces matches couperets, le buteur providentiel qui ne tremblait jamais. La comparaison est inévitable, et elle est pour l’instant largement en défaveur de son successeur.
Bien sûr, tout n’est pas de sa faute. L’équipe, dirigée par un Simone Inzaghi de plus en plus contesté, manque de cohérence et d’identité de jeu. Mais un joueur de la trempe de Benzema se doit d’être au-dessus de ça. Son choix de quitter Al-Ittihad pour Al-Hilal était un pari audacieux, celui de rejoindre un projet plus ambitieux. Pour l’instant, ce pari est en train de virer au fiasco.