Agir au quotidien pour le bien-être animal, un enjeu à Montluçon
Faire un pas de plus pour le bien-être et la cause animale à Montluçon (Allier). C’était l’objectif de la municipalité de la cité des bords du Cher. "Ces questions sont de plus en plus importantes pour les Montluçonnais", souligne Pierre Laroche, élu en charge notamment du cadre de vie et de la cause animale. "C’était donc un de nos projets de mandature : créer un service bien-être et protection des animaux de compagnie. Et c’est désormais chose faite."
Faire respecter la réglementationDepuis mai 2023, Françoise Zitoli, chargée de mission Animaux en ville, au sein de la mission sécurité/tranquillité publique, est ainsi sur tous les fronts. Avec de nombreuses missions : faire appliquer la réglementation relative aux animaux (par exemple quant aux chiens catégorisés, aux nuisances), gérer les populations de chats errants et domestiques en mettant en place des campagnes de stérilisation, gérer au quotidien les animaux sauvages (étourneaux, pigeons, chevreuils, sangliers, lapins de Garenne…) et les nuisibles (ragondins, rats musqués, rat d’égout).
Pour faire diminuer la population de chats errants, des campagnes de stérilisation des chats domestiques sont également nécessaires. La municipalité prévoit ainsi une première enveloppe de 5.000 euros pour participer aux frais des propriétaires qui feraient stériliser leur animal.
"Je suis sur le terrain tous les jours. Il y a notamment toute une partie de mon travail qui concerne le bien-être animal et la tranquillité du voisinage. Lorsqu’une personne signale des nuisances sonores - un chien qui aboie tout le temps, un coq, etc. - ou olfactives, je vais sur place pour constater les faits."
Se déplacer sur les lieux permet ainsi de pouvoir régler les problèmes rencontrés s’ils sont avérés.
"À chaque appel, je me rends sur place. Tous les jours, j’ai des interventions. C’est l’occasion de donner de petites astuces - par exemple installer des brises vues pour un chien qui aboie tout le temps, mettre des grillages plus haut pour certaines races de chiens… - afin de régler les problèmes", poursuit la spécialiste.
Sensibiliser dès le plus jeune âgeMais avant "d’arriver à ces désagréments", la chargée de mission souhaite engager un travail de sensibilisation, en particulier auprès des plus jeunes, en allant à leur rencontre à l’espace Montluçon jeunesse de la rue des Forges, dans les centres de loisirs, ou au sein de différentes associations.
"Un foyer sur deux possède un animal de compagnie. Cela correspondrait à 8.800 foyers à Montluçon."
"Il faut s’adresser aux jeunes pour que les familles aient les bons réflexes. Par exemple, en choisissant un animal en adéquation avec leur mode de vie et la composition de la famille. Prendre un animal, c’est prendre un engagement et une responsabilité. Cela représente un coût aussi. Pour son bien-être, il faut respecter ses besoins physiologiques et psychologiques. Il faut que les gens en soient conscients."
Une étude a commencé, début 2024, pour la création d’un cimetière pour les animaux à Montluçon en 2025. "Un tel cimetière répond aux besoins de la population. Mais il faut respecter une réglementation stricte, notamment vis-à-vis des cours d’eau et des habitations", explique Françoise Zitoli, chargée de mission Animaux en ville. La municipalité est ainsi à la recherche du site le plus approprié. "Il nous faut un terrain entre 500 et 600 m2, avec la possibilité de s’étendre", précise Pierre Laroche, élu en charge notamment de la cause animale. L’étude devra également déterminer les aménagements intérieurs nécessaires ainsi que la tarification et la durée des concessions.
Texte : Laura MorelPhotos : Cécile Champagnat