Gain de temps et d'argent : et si vous vous mettiez au batchcooking ?
C’est décidé ! Cette année, je me mets au batchcooking ! Le batch quoi ? Oui, le batchcooking, qu’on peut littéralement traduire par "cuisiner en lot". Nous avons demandé à Sandra Thomann, spécialiste en la matière et auteur du blog Cuisine Addict, de nous décrypter cette tendance venue des États-Unis.
Le batchcooking, c'est quoi ?"Plusieurs chefs ont démocratisé le batchcooking et il y a un vrai engouement en France depuis 6-7 ans. Mais en fait, ce n’est pas vraiment une méthode qui est nouvelle parce que si on regarde bien, nos grands-mères le faisaient déjà, en préparant en avance des plats en plus grosse quantité."Car oui, l’idée est bien là. S’organiser pour concocter, en une seule fois, ses repas pour la semaine. Cela peut passer par le fait d’utiliser un même produit dans différentes préparations. Idéal pour ne pas gaspiller. "Mais on peut tout aussi bien réaliser cinq plats différents. On optimisera son temps sur les découpes, faites en une seule fois. Mais aussi sur les cuissons : si on a trois plaques, on met tout en même temps. Cela prendra une seule fois les 15 minutes de cuisson et pas 15 minutes chaque soir. "
Voir cette publication sur Instagram Le batchcooking, avec quels aliments ?
Mais attention, tout ne se prête pas au batchcooking. Car forcément, qui dit préparation en avance dit conservation. Et là, deux solutions : le frigo ou le congélateur. Or, "la pomme de terre, par exemple, se conserve très mal. Cela change de texture quand on la réchauffe ou on la congèle". Donc on évite. Les pâtes pourront se faire cuire à la dernière minute, afin d’accompagner une sauce bolognaise préparée elle en amont, tout comme le steak grillé qui ira avec un gratin. "Sinon, dans le frigo, on table sur un à trois jours maximum de conservation. Pour le poisson, comptez 24 heures."Reste à établir sa liste de menus et de courses en amont. Trop contraignant ? "Il faut essayer, insiste Sandra Thomann. Car au-delà de l’aspect batchcooking, cela permet de maîtriser son budget, de ne pas acheter des aliments dont on ne servira pas et qui finiront à la poubelle. Et aussi d’équilibrer son alimentation, entre légumes et plats plus riches." Alors, convaincus ?
Marion Chavot