Coupe du monde : la Nouvelle-Zélande surclasse l'Argentine (44-6) et se qualifie tranquillement en finale
Souvenez-vous, c’était il y a peine un mois et demi. Une chaleur écrasante régnait sur la France en ce début du mois de septembre. Le monde du rugby tremblait lui sur ses bases. En ce temps-là, personne ne donnait cher de la peau de ces Néo-zélandais littéralement blackboulés par l’Afrique du Sud lors de l’ultime test avant le début de la Coupe du monde (35-7).
La défaite inaugurale face au XV de France (27-13), la première en phase de poule pour les All Blacks, venait confirmer la tendance. La Nouvelle-Zélande ne pourrait jamais prétendre à une quatrième couronne. Et pourtant… Ce matin, les Bleus ne sont plus dans la compétition depuis une semaine (désolé pour le douloureux rappel).
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Et samedi prochain, ce sont bien les partenaires de Sam Cane qui se présenteront pour tenter de décrocher encore une fois le trophée Webb-Ellis. Après avoir balayé les Irlandais la semaine dernière, la Nouvelle-Zélande n’a eu aucun mal à se débarrasser de l’Argentine, ce vendredi soir.
Les supporters des Pumas n’y ont d’ailleurs jamais vraiment cru tellement les « Tout noir » ont maîtrisé la situation. À l’image du premier essai de Will Jordan en bout de ligne où les hommes de Ian Foster ont semblé réciter leur attaque sans la moindre panique ou émotion (11e).
Et lorsque les Pumas se sont enhardis, les All Blacks ont défendu bec et ongles (33e) et sont ensuite tranquillement revenus dans le camp adverse pour marquer. Et comme à l’entraînement, Shanon Frizell venait inscrire en marchant le troisième essai néo-zélandais juste avant la pause (20-6). Image terrible mais tellement significative de la supériorité des hommes à la fougère. Et si quelques optimistes supporters argentins osaient y croire encore, Aaron Smith venait doucher leurs ultimes espoirs dès le retour des vestiaires (27-6, 42e).
Une balade en deuxième mi-tempsPour le reste de la rencontre, on va vous épargner les détails tant le second acte s’est résumé en une promenade de santé. Une belle balade dans l’enceinte dyonisienne ponctuée par trois autres essais.
Si l’on s’était trompé sur la réelle valeur de ces Blacks en début de compétition, en revanche, le cavalier seul d’hier soir était tellement prévisible. Les performances respectives des quarts de finale laissaient en effet présager d’une déculottée argentine. On pourra rager encore longtemps sur le tirage au sort made in World Rugby…
Dans une semaine, toutes ces remarques ne seront que des détails dans les têtes néo-zélandaises. Et ce matin, les All Blacks doivent bien se marrer en se remémorant des critiques nées de leur déroute pré Coupe du monde. Ironie de l’histoire, ils pourraient bien retrouver l’Afrique du Sud lors de la finale. Ce serait là aussi de l’ordre du prévisible.
La fiche technique
SAINT-DENIS (Stade de France). La Nouvelle-Zélande bat l’Argentine 44-6 (mi-temps : 20-6). Arbitre : M. Angus Gardner (Aus).
Les points. Nouvelle-Zélande : 7 essais de Jordan (11e, 62e, 74e), J. Barrett (17e), Frizell (40e+2, 49e), A. Smith (42e), ; 1 pénalité (38e) et 3 transformations (11e, 42e, 49e) de Mo’unga.Argentine : 2 pénalités de Boffelli (3e, 34e).
Cartons jaunes. Nouvelle-Zélande : S. Barrett (antijeu, 66e).
Évolution du score. 0-3, 7-3, 12-3, 12-6, 15-6, 20-6 (mi-temps), 27-6, 34-6, 39-6, 44-6.Nouvelle-Zélande. B. Barrett (McKenzie, 56e) ; Jordan, R. Ioane (Lienert-Brown., 61e), J. Barrett, Telea ; (o) Mo’unga, (m) A. Smith (Christie, 56e) ; Cane (cap.) (Papali’i, 65e), A. Savea, Frizell ; S. Barrett, S. Whitelock (Retallick, 61e) ; Lomax (Newell, 56e), Taylor (Taukei’aho, 51e), De Groot (T. Williams, 56e).
Argentine. Mallia ; Boffelli, Cinti, Chocobares (Moroni, 64e), M. Carreras ; (o) S. Carreras (Sanchez, 66e), (m) Bertranou (Bazan Velez, 51e) ; Kremer, Isa (Bruni, 64e), Gonzalez ; Lavanini (Alemanno, 41e), Petti ; Gomez Kodela (Bello, 51e), Montoya (cap) (Creevy, 64e), Gallo (Sclavi, 67e).
Arnaud Clergue