Les premières voix s'élèvent contre la possible fermeture du premier collège dans le Cantal
La dernière fermeture d’un établissement à Aurillac remonte à 2015. Les écoles Jean-Baptiste-Veyre et Marmiers avaient été condamnées par l’implacable logique des chiffres. Confronté à une forte diminution des effectifs, le maire socialiste Pierre Mathonier avait scellé leur sort.
Le collège de La Jordanne, à Aurillac, est-il condamné ?
Huit ans plus tard, Bruno Faure se retrouve dans une situation similaire. Selon ses chiffres, les collèges du Cantal perdraient environ 900 élèves en 2030, à peu près 400 rien que pour le bassin aurillacois. La menace de fermeture, qui pèse sur le collège de La Jordanne, a suscité une levée de boucliers dans les rangs des communistes, seul parti politique à avoir réagi pour l’heure. "L’argent pour la réhabilitation ou la reconstruction du collège existe, encore faut-il avoir la volonté politique de consolider la vie économique, sociale, environnementale, touristique… de notre département rural." Selon nos informations, les quatre élus de gauche de la majorité municipale d’Aurillac, qui siègent au sein du Département, ne seraient pas intervenus sur ce dossier.
L’angle comptableD’autres ont brisé le silence. Comme les représentants du personnel du collège de La Jordanne dans une lettre ouverte publiée dans nos colonnes. "Nos élus semblent aborder la problématique de La Jordanne uniquement sous l’angle comptable. Ne négligent-ils pas la dimension humaine ? Il est difficile de comprendre comment peuvent se justifier l’abandon d’un établissement et la décomposition de ses équipes. Ces dernières œuvrent en effet depuis une vingtaine d’années au service des élèves et leur travail a d’ailleurs été reconnu pour sa valeur par le Recteur lors de sa visite du collège en décembre 2022", interpellaient-ils.
La mobilisation ne fait que commencer pour les défenseurs du collège de La Jordanne. Pierre Raynaud