Le Greta, antenne de Mauriac (Cantal) présente son jardin du futur
En mars 2021, le Greta des Monts du Cantal a lancé un jardin pas comme les autres, sur son site Pompidou, à Mauriac. Dans l’enceinte de l’établissement, un espace de 25 m de long pour près de 7 m de large a été dévolu à une activité à la fois pédagogique et un brin thérapeutique, orchestrée par Aurélie Drouot, formatrice et jardinière expérimentée avec le plein soutien de la directrice, Jacqueline Caulus, porteuse du projet.
Un jardin au naturelUne haie fruitière d’un côté, une autre fleurie, des cultures de fraises en pot, des bacs aromatiques accessibles aux personnes ayant des difficultés pour se baisser… Le tout dans l’esprit d’un jardin utilisant le moins d’eau possible avec des méthodes naturelles, comme le paillage, pour le faire pousser. « L’objectif de ce jardin, axé sur le développement durable, est de donner un sens au travail et de voir comment on obtient des résultats, précise Aurélie Drouot. Il y a un effet thérapeutique également à gratter la terre pour se changer les idées. Certains n’avaient jamais jardiné et ça leur plaît. »
Au Greta, on cultive son jardin. Photo Aurélie Drouot.La récolte étant bonne, les stagiaires de ce groupe en formation de réinsertion professionnelle nommé « Impulsion et compétences transverses » ont voulu pousser plus loin leurs objectifs. Ils organisent une journée porte ouverte, vendredi 24 juin, de 9 heures à 15 heures, sur le site, pour montrer au public le fruit de leur travail et leur « jardin du futur ».
Vendredi 24 juin. Portes ouvertes au « jardin du futur », de 9 heures à 15 heures, sur le site Pompidou du Greta, à Mauriac. Entrée gratuite. Tél. 04.71.68.02.67. Page Facebook, “Jardimpulsion Greta”.
Ils proposeront, avec leur formatrice, de participer à un atelier germination, une visite guidée du jardin et une exposition photos retraçant l’élaboration de ce jardin ainsi qu’une exposition de dessins de Nicolas, l’un des stagiaires qui a réalisé l’affiche de l’événement.
Leur travail sur le développement durable ne s’arrête pas là : ils ont participé à une expérience de dégradation de plastiques dans le sol et ont réalisé des palettes fleuries pour l’opération « Cœur de vill’âge » qui se tenait la semaine dernière à Anglards-de-Salers. Quelques visites ont été organisées l’an dernier pour les lycéens, d’autres devraient se mettre en place. Les fruits du jardin bénéficient à l’ensemble de l’établissement et l’idée, pour Aurélie, serait d’installer des jardins dans les lycées. Pour apprendre à travailler autrement le développement durable.
Magali Roche