Éditorial. Parenté idéologique
S’il fallait chercher, dans l’histoire du Front national devenu Rassemblement national, la véritable mue opérée par le parti des Le Pen, il faudrait peut-être regarder de plus près l’inversion de ses pôles magnétiques de l’Atlantique à l’Oural. En trente ans, le parti est passé du soutien à Reagan à celui de Poutine. La constante qui a servi de fil conducteur entre l’Amérique ultralibérale et la Russie post-soviétique ? Un anticommunisme héréditaire du père à la fille Le Pen, qui ne s’est jamais démenti d’une génération à l’autre.