Candidate PS à la présidentielle, Anne Hidalgo en Corrèze pour chercher un peu de lumière
La mobilisation des militants socialistes et l’appui de poids lourds du parti comme François Hollande permettront-ils à la candidature d’Anne Hidalgo à la présidentielle de décoller ?
C’était sans doute l’objectif de la visite de la maire de Paris, samedi 6 novembre 2021, en Corrèze, dont une séance de dédicaces à la Foire du livre de Brive.
" Si elle se présente, c’est pour gagner, a commenté l’ancien président de la République, sur ses terres. C’est certainement en février qu’il faudra donner l’impulsion ". Un conseil qui a peut-être rassuré Anne Hidalgo, dont la campagne, lancée à la mi-septembre, patine.
"Ce pays a besoin d'une gauche de gouvernement"Invitée dans la soirée d’une fête de la Rose, organisée par la fédération PS de la Corrèze, la candidate l’assure : " On ne va pas raser les murs. Les cinq dernières années ont été difficiles. Ce pays a besoin d’une gauche de gouvernement pour réparer ce qui a été très abîmé".
Comme ce militant récompensé pour ses trente ans d’engagement au PS corrézien, Anne Hidalgo se dit prête pour aller jusqu’au bout :
Je n’ai pas peur du combat. Il est essentiel. Macron, c’est le choix du conflit, de la confusion ; les populismes, ce n’est pas notre histoire
La fédération PS de la Corrèze n’avait pas fait le choix d’Anne Hidalgo lors de la primaire interne. " Tu es maintenant notre candidate", a tranché le premier fédéral, Paul Roche.
"Il y a une attente, une envie"François Hollande ne croit pas à une union de la gauche : "Pour qu’une force puisse jaillir, il faut se rassembler autour de la candidature d’Anne Hidalgo".
Tous les deux estiment que la social-démocratie est la plus à même de gérer les crises à venir, celles liées au changement climatique. "On ne se sort pas de la grande confusion de 2017 sans difficulté, a convenu Anne Hidalgo. Mais, il y a une attente, une envie pour une république sociale et laïque ".
François Hollande avec Anne Hidalgo sur le marché de Tulle (Corrèze) : « Un mauvais sondage, c’est très bon signe »
Eric Porte