La charge d'Olivier Véran contre ceux qui comptent « sur la soupe aux pissenlits pour se protéger du virus »
« Les moutons ne sont pas ceux que l’on croit », a déclaré le ministre de la Santé, Olivier Véran, en ouvrant, hier, les débats à l’Assemblée nationale sur le projet de loi qui doit étendre le pass sanitaire et impose la vaccination obligatoire aux soignants.
Olivier Véran a rendu hommage au « pays qui tient bon », à la majorité de Français qui « ne vocifèrent pas ».
1.100 amendements déposésC’est peu dire que l’examen de cette loi s’est ouvert dans une ambiance tendue avec une kyrielle de rappels au règlement alors que plus de 1.100 amendements ont été déposés pour une séance qui s’annonce très longue.
Avant de laisser la parole aux députés, le ministre de la Santé a encore enfoncé le clou :
« J’aimerais dire à cette majorité de Français tout mon soutien quand il se trouvera à leur table un oncle ou une tante qui vantera les mérites de la médecine ayurvédique ou de la soupe aux pissenlits pour protéger du virus. »
Et cette charge, féroce, contre « la défiance érigée en principe de vie » n’était pas finie. « La liberté, ce n’est ni se soustraire aux impôts, ni rouler à contresens sur l’autoroute, ni fumer au restaurant, ni refuser un vaccin qui me protège autant qu’il protège les autres », s’est exclamé le ministre.
AFP