Pression du lobby hydroélectrique sur les cours d'eau classés
Après le refus, en mars 2010, de la Fédération Nationale de la Pêche en France (FNPF) de signer la convention pour le développement d’une hydroélectricité durable, les propositions gouvernementales formulées laissaient une grande part d’incertitude notamment quant aux déclinaisons locales sur la manière d’atteindre les 3 TWh nets /an à l’horizon 2010, l’effacement effectif du barrage de Poutès, au même titre que celui de Vezins et ou de la Roche-qui-Boit, une meilleure concertation sur les conditions de renouvellement des ouvrages, ainsi que sur la fixation des débits réservés que les ouvrages hydroélectriques doivent respecter afin de limiter leur impact sur les cours d’eau, le renforcement du contrôle du respect des prescriptions réglementaires applicables aux divers ouvrages hydroélectriques. La Fédération du Puy de dôme pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique n’a pas tardé à mesurer à l’échelon local, les implications réelles que de telles incertitudes nationales soulèveraient.