En Turquie, l’opposant Selahattin Demirtas reste en prison. Le leader politique kurde, accusé par la justice de diriger une « organisation terroriste », de « propagande terroriste » et d’« incitation à commettre des crimes », espérait bénéficier prochainement d’une remise en liberté conditionnelle après bientôt trois ans de prison. C’était compter sans le président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui considère le leader kurde comme l’un de ses principaux rivaux et fait pression sur la justice pour le maintenir en prison.