Dans le sillage des attentats en 2015, les actes de violence racistes, xénophobes, d'antisémitisme, d'islamophobie ou anti-Roms ont explosé. Si les chiffres du ministère de l'Intérieur montrent que la situation s'est depuis normalisée, plusieurs affaires médiatisées rappellent la menace du repli identitaire et de la banalisation de la discrimination, surtout en pleine campagne présidentielle: des cas de violences policières -l'accusation du viol de Théo ou l'arrestation mortelle d'Adama Traoré- alimentent un climat déjà tendu par l'état d'urgence et la menace terroriste. Place Beauvau, le ministère relève par ailleurs un bond des atteintes aux cimetières et lieux de culte chrétiens (+245% depuis 2008).