Depuis l'indépendance, le pouvoir en Algérie est confisqué par une caste militaire et une élite coupées du pays. En 2019, la candidature d'Abdelaziz Bouteflika, impotent, pour un cinquième mandat présidentiel, a provoqué une vague de contestation inédite depuis celle de 1988. Le souvenir de la décennie noire entre 1991 et 2002 qui a couté la vie à 150 000 personnes, n'a pas réussi à dissuader les Algériens de descendre dans la rue, pacifiquement, pour dire non à la mascarade électorale.