En Bosnie, des réfugiés à perpétuité
En 1994, on lui a désigné la baraque 21 du camp de déplacés de Jezevac. Elle devait y attendre la fin du conflit en Bosnie, mais près d'un quart de siècle après, Suhra Mustafic y vit toujours.Elle et ses quatre enfants ne sont jamais retournés dans leur village de Bosnie orientale. Dès le début du conflit bosnien (1992-95), ils avaient fui Skelani, sur la Drina, la rivière qui sépare la Bosnie de la Serbie. Son mari devait être tué quelques mois plus tard à Srebrenica en...