Tolisso a-t-il raté le dernier train pour le Mondial 2026 ?
Dans une liste élargie à 26 joueurs dévoilée ce jeudi 19 mars, Didier Deschamps a écarté Corentin Tolisso pour les amicaux face au Brésil et à la Colombie, malgré l'explosivité offensive du milieu lyonnais. Ce choix inattendu relance le débat : l'ex-Bayern finit-il en marge des Bleus à quelques mois du Mondial ?
Performant et régulier à l'OL cette saison, Tolisso (28 ans) enchaîne les copies parfaites : buts décisifs, passes clés, leadership au cœur du jeu. Son triplé récent en Europa League avait fait les gros titres, ravivant les espoirs d'un retour en Bleus, absents depuis l'Euro 2021. Des soutiens pesants comme Alexandre Lacazette ou Jerome Rothen militaient ouvertement pour lui, soulignant son rôle de "sherpa" lyonnais. Pourtant, Deschamps a tranché sans appel ce matin à Clairefontaine. Priorité à la stabilité : Rabiot, les jeunes talents comme Zaïre-Emery et les tests sur Kalulu ou Chevalier dans une sélection élargie pour anticiper le format Mondial (26 joueurs max).
Un camouflet pour l'enfant de Lyon
Ce refus n'est pas une première. Depuis son prêt au River Plate puis son retour triomphal à Lyon sous Fonseca, Tolisso avait multiplié les appels du pied. "J'y crois dur comme fer", lâchait-il fin 2025, porté par une forme étincelante. Mais DD, fidèle à sa ligne dure, privilégie les profils déjà rodés ou les paris calculés. Concurrencé par une pléthore de milieux box-to-box – Pensec, Cherki, voire Akliouche en embuscade –, le gaucher lyonnais paie-t-il son exil argentin ? Ou simplement une concurrence féroce dans un entreaxe saturé ?
La liste de ce jeudi sonne comme un ultimatum. Avec 19-20 places quasi verrouillées pour les cadres (Mbappé, Griezmann si fit, Upamecano...), les portes se referment pour les revenants. Ces amicaux du 26 mars (Brésil) et 29 (Colombie) sont les dernières répétitions avant la grande liste de mai. Un raté ici, et le Mondial 2026 (11 juin-19 juillet) risque de se disputer sans lui.
Une lueur d'espoir ténue ?
Rien n'est joué, clament les optimistes. Blessures, contre-performances ou explosion d'un jeune pourraient rouvrir la brèche. Tolisso, pilier de l'OL en pleine bourre européenne, garde un CV XXL : finale de C1 avec le Bayern, 32 sélections. Mais Deschamps, maître des surprises, semble avoir tourné la page. En coulisses, on murmure que le sélectionneur prépare d'autres chocs pour la liste définitive.
Pour Tolisso, l'enjeu est clair : briller en club jusqu'au bout, et espérer un miracle bleu. Lyon, dauphin en Ligue 1 et en lice en Europe, offre le décor parfait. Reste à savoir si DD, dans sa tour d'ivoire, jettera un œil. Le foot français retient son souffle.