Un soir pluvieux de novembre, une vingtaine de personnes s’attablent dans une petite pièce surchauffée de l’incubateur de projets sociaux Senselab, dans le XIIe arrondissement de Paris. Presque exclusivement composé d’étudiantes dans leur vingtaine, le groupe participe à un «hold up», un événement à l’anglo-saxonne fait de «brainstorming» et de «pitch», où l’on pense «outside the box». Et «il n’y a pas de mauvaise idée», rappelle Vicky Peter, l’animatrice de la réunion. À l’aide de grandes feuilles arrachées sur le paperboard au fond de la salle, de markers et de post-its, les participants répartis en petits groupes dessinent la couverture de magazine de leurs rêves, imaginent des slogans et échangent leurs idées dans un mélange de français et d’anglais. Objectif: organiser une campagne de communication pour le lancement en France de Kiron, une université en ligne gratuite dédiée aux réfugiés et aux demandeurs d’asile. En retrait du reste du groupe, Alyette Tritsch et Etienne Berges, étudiants à Sciences-Po et cofondateurs de Kiron France, viennent de passer deux heures à écouter les idées des participants sans intervenir. «Maintenant, ma semaine est foutue, car je vais devoir étudier toutes vos propositions, plaisante Etienne Berges à la fin de la réunion. Merci à tous, ça fait tellement du bien d’avoir des idées fraîches!» 1.300 étudiants en Allemagne Les deux étudiants espèrent réitérer en France ...
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