À voir l’ombre portée de l’extrème droite sur la carte électorale, le 13 décembre, au soir des régionales, et la portion congrue laissée à la gauche, il apparaissait comme une impérieuse nécessité pour le camp progressiste (PS, alliés et frères ennemis) de sacrifier jusqu’à la dernière de ses querelles s’il voulait conserver une mince chance de qualifier son candidat au second tour de la présidentielle de 2017. Cela impliquait, dix-huit mois durant, une cure de silence, au moins de modération dans les désaccords. De la retenue, pour ne pas en rajouter, dans les critiques sur l’impuissance gouvernementale à réduire le chômage de masse qui affaiblit toujours le pays, et qui rend désormais peu recevable toute promesse d’embellie à venir de l’emploi. Les votes des 6 et 13 décembre montraient aussi combien les cartes électorales superposent la France du chômage et celle du Front national. Sur le terrain social, les classes populaires et moyennes ne se départiraient sans doute plus de leur hostilité aux socialistes, d’ici 2017. Hollande, le monarque de guerre Ne restait qu’une voie possible, voie étroite, ouverte en 2015 dans les circonstances dramatiques des attentats de janvier et de novembre: la guerre avouée, résolue, que le pays allait devoir livrer au terrorisme djihadiste, qui allait durer, épuiser les nerfs de l’opinion, et de toute évidence, donner un tour particulier à la future campagne présidentielle. La guerre et ...
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