Ce sont des sensations qui me dirigent. Et j’ai remarqué que les gens qui fêtent le Nouvel An étaient d'une intelligence inférieure à la moyenne. Non, je déconne. Vraiment. C'est une blague. Mais enfin, de la même manière que, dans
son très exotique texte publié dans Libération, l'écrivain Thomas Clerc expliquait qu'il demandait «aux gens attablés aux terrasses d’un Starbucks s’ils savent que Starbucks les lèse, que Starbucks tue le café d’en face ou que Starbucks défigure la rue Montorgueil», je me suis moi aussi fixée une mission consistant à ramener les brebis égarées à la raison. Je tâche de convertir mes proches au boycott du Nouvel An. Sans grand succès pour l'instant, parce que je me heurte à chaque fois à l'implacable argument qui veut que fêter le Nouvel An, c'est avant tout enterrer l'année d'avant. Et il faut bien avouer que pour ce qui est du passage de 2015 à 2016, le raisonnement se tient.
Car comme le dit très bien Titiou Lecoq ici, on a hâte de dire adieu à 2015 qui fut un bel enchaînement de seaux de merde déversés sur nos têtes: attentats, crash d'hélico, crash d'avion, morts en Méditerranée, Yémen, morts dans l'Eurotunnel, réchauffement climatique, Front national. Pour autant, la perspective de passer à une autre année est-elle si réjouissante? Et bien, bof. «Fais pas le con, 2016» Car même si cette année a été particulièrement merdique, les «Bonne année» souhaités les années précédéntes ...
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