En ce moment, les enquêteurs de plusieurs pays sont en train de rechercher des gens susceptibles d’être impliqués dans le massacre survenu mercredi dernier à San Bernardino, en Californie. Ils cherchent des preuves que quelqu’un, quelque part, a dirigé ou guidé les tueurs, Syed Farook et Tashfeen Malik. Peut-être vont-ils trouver une connexion quelconque, mais il y a une possibilité plus dérangeante: c’est celle qu’ils ne trouvent rien. Qu’il s’avère que Farook et Malik n’ont jamais reçu de paquet suspect ou de mission de l’étranger. Qu’ils n’ont reçu qu’une idée: tuer des Américains. C’est cette voie qu’emprunte le terrorisme. À une époque de communications instantanées, mondiales et décentralisée, il est souvent difficile d’expédier des objets ou des gens. En revanche, il est très simple de transmettre des idées. Les gouvernements peuvent inspecter les cargaisons, interdire l’entrée des migrants et construire des murs à la Trump le long de leurs frontières, mais ils ne peuvent pas arrêter le flux des idées. En Occident, les politiciens s’en vantent souvent, comme si les idées irrépressibles ne pouvaient être que bonnes. Mais tuer des infidèles n’est qu’un message parmi d’autres qu’il suffit d’un téléphone et d’une appli pour diffuser. Nous pouvons surveiller des réseaux de terroristes ou d’extrémistes. Mais quand le réseau ne contacte jamais le tueur –quand l’unique connexion entre eux ...
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