Catalogne: une séparation brutale écartée
Ces deux points ne faisaient pas l'unanimité au sein du camp de Artur Mas, certains estimant que c'était aller trop vite. Aujourd'hui, Artur Mas, connu pour toujours peser ses mots, a aussi semblé s'en éloigner, assurant que «juridiquement, il est clair que la résolution a été annulée», une déclaration qui est en claire contradiction avec le texte annonçant qu'il ne se soumettrait pas aux décisions de la Cour constitutionnelle. Le camp indépendantiste a remporté le 27 septembre les élections régionales, avec 72 sièges sur 135 au parlement, mais n'a pas obtenu de majorité absolue en voix, ne réunissant que 47,8% des suffrages.
«Ce mandat démocratique ne nous permet pas de déclarer l'indépendance car nous n'avons pas obtenu 50% des suffrages mais cela nous permet d'entamer le processus», a dit Artur Mas, qui a tenu à souligner un autre passage de la résolution, évoquant «la négociation et le dialogue» avec l'Etat espagnol et les autorités de l'Union européenne. «Cela veut dire préparer des structures d'Etat (...) non pas pour qu'elles soient opérationnelles mais pour l'éventuelle constitution d'un Etat catalan». «La mise en route dépendra de la création ou non d'un Etat de Catalogne».
Le camp indépendantiste est paralysé depuis plusieurs semaines, incapable de s'accorder sur l'identité du futur président régional.
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