Régionales. Estrosi et Maréchal-Le Pen à couteaux tirés
Et pourtant, tout avait si bien commencé. Le 9 avril 2015, Christian Estrosi s’attable devant une assiette de bagels, dans un restaurant niché au coeur d’un quartier branché de sa ville. Depuis quelques jours, le maire de Nice pèse, soupèse, sonde, afin de savoir s’il doit se lancer dans cette campagne qui lui tend les bras. La nouveauté, c’est la guerre déclenchée entre Jean-Marie Le Pen et la direction du Front national sur fond d’énième affaire du « détail ». Jusqu’alors, “le menhir” est censé mener les listes du Front national en Provence-Alpes-Côte d’Azur, région réputée favorable. En lice pour le combattre, Éric Ciotti et Renaud Muselier attendent, eux aussi, la décision d’Estrosi, puissant président de la commission nationale d’investiture de l’UMP, qui doit en discuter quelques jours plus tard avec Nicolas Sarkozy. « La seule chose qui peut m’obliger à y aller, c’est que la petite Le Pen y aille, confie-t-il alors. C’est la seule chance de victoire du FN.