Statue, Formule 1, karting : Benzema balance sur Thierry Henry
Il est l’un des plus grands attaquants de l’histoire du football français, un Ballon d’Or au palmarès long comme le bras. Mais Karim Benzema est aussi un homme à la sensibilité à fleur de peau, qui supporte mal la critique. Et sa dernière sortie sur les réseaux sociaux en est une nouvelle preuve, aussi spectaculaire qu’inutile. L’attaquant d’Al-Hilal, qui a visiblement du temps à perdre en Arabie saoudite, s’est senti obligé de réagir à un débat qui agitait les ondes de RMC.
« #DEBATTAHZEUBI. Mais ferme-la ! »
Le sujet ? Le plus grand numéro 9 de l’histoire des Bleus. Un débat classique, presque un marronnier, qui a vu s’affronter les pro-Benzema et les pro-Thierry Henry. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ancien Madrilène n’a pas du tout apprécié les arguments de ceux qui plaçaient « Titi » au-dessus de lui. Piqué au vif par un auditeur et le consultant Kevin Diaz, qui a rappelé qu’Henry avait une statue devant le stade d’Arsenal, Benzema a dégainé son téléphone pour une réponse dont il a le secret. « #DEBATTAHZEUBI. Mais oui des bonnes choses (au Real). Mais ferme-la et l’autre parle de statue… », a-t-il lâché, avec le mépris qui le caractérise parfois.
Cette réaction épidermique, presque puérile, est une nouvelle fois à côté de la plaque. Elle montre un joueur qui, malgré son statut et son âge, n’a toujours pas appris à prendre de la hauteur. S’attaquer de la sorte à un débat de supporters et à des consultants dont c’est le métier est un manque de classe flagrant.
Un timing qui interroge, une attitude qui dérange
D’autant plus que Thierry Henry, qu’il semble viser à travers cette sortie, a toujours eu des mots élogieux à son égard. Le voir s’énerver de la sorte est d’autant plus incompréhensible. Cette fois, il n’a pas osé sortir sa fameuse comparaison entre la Formule 1 et le karting, sans doute conscient que le champion du monde 98 n’a rien d’un « karting ».
À quelques mois d’une Coupe du Monde pour laquelle il n’est pas encore totalement hors course, cette nouvelle sortie de route ne va pas jouer en sa faveur. À 38 ans, on attend d’un joueur de son calibre un peu plus de sérénité et de recul. S’il veut retrouver les Bleus, il ferait mieux de faire profil bas. Car ce n’est pas en insultant les débats qu’il regagnera le cœur des Français.