Langue française : ces petits "s" qui changent tout
Qui dira jamais l’importance d’un "s" pour marquer le pluriel ? Le plus souvent, il s’agit d’une simple question d’orthographe : "un arbre", "des arbres". Mais, dans certains cas, l’enjeu est plus important encore car c’est le sens qui change du tout au tout. Voyez plutôt.
- Il arrive que, dans la précipitation, on oublie son parapluie. Ce qui peut être fâcheux en cas de précipitations.
- Avoir des lettres n’est pas déconseillé quand on veut en écrire une.
- J’aime beaucoup jouer aux échecs, pas tellement en subir un.
- On peut le regretter, mais toute l’humanité n’a pas fait ses humanités.
- Pour passer un examen, mieux vaut disposer de solides connaissances qu’une vague connaissance au ministère de l’Education nationale.
- Inutile de faire vos courses au pas de course.
- Pour écrire ses mémoires, il est préférable d’en avoir une bonne.
- Quand je regarde une émission de variétés, je me dis souvent que cela manque de variété.
- Avec la généralisation du paiement électronique, les espèces deviennent une espèce en voie de disparition.
- En se débarrassant de ses effets à la télévision, on réussit généralement son petit effet.
Moralité ? Il y a tout de même des pluriels bien singuliers.
Source : Dictionnaire du bon français contemporain, avec des exemples effrontés et des commentaires insolents, par Françoise Nore. Editions Les Cent Chemins.