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Détroit d'Ormuz : "En voulant assurer les bateaux, Donald Trump suit son schéma rhétorique habituel"

Dans le chaos créé par les drones iraniens et les missiles occidentaux, l'idée a vite fait "pschitt". Donald Trump espérait relancer le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz en proposant un système d’assurance bon marché. Mais comme souvent avec le président américain, les discours enflammés peinent à se traduire par de véritables avancées sur le terrain. Spécialiste de la politique américaine au Cato Institute, Tad DeHaven décrypte pour L'Express le schéma de pensée du président américain, son désir de créer un fonds souverain qu’il pourrait gérer à sa guise sans l'aval du Congrès, mais aussi les nombreux problèmes soulevés par la gouvernance trumpiste.

L’Express : La proposition de Donald Trump visant à réduire le coût de l’assurance pour les navires transitant par le détroit d’Ormuz, est-elle adaptée à la situation ?

Tad DeHaven : Pas vraiment. Il s'agit d'un problème lié au risque de guerre, et pas simplement d'un manque d'argent. Les assureurs procèdent à une réévaluation agressive des tarifs. Les menaces physiques persistent, même si la Lloyd's a déclaré que la couverture dans le Golfe "restait actuellement en place", ce qui signifie que le marché est sous pression mais pas absent. Ce que Trump a décrit se présente comme une protection universelle et bon marché pour tout le commerce maritime. Or ce que la Société financière internationale pour le développement (DFC), qui doit servir de support à cette politique, a réellement annoncé, c'est un mécanisme de réassurance beaucoup plus restreint destiné à des navires répondant à certains critères avec des couvertures limitées. Cela peut aider à la marge, mais ne permettra pas de rétablir un trafic normal si les armateurs continuent de penser que le danger est trop grand.

En quoi cette annonce est-elle semblable aux autres interventions du président américain ?

Parce qu'elle suit le schéma habituel. Donald Trump commence par une déclaration radicale qui implique un contrôle personnel sur un problème ou une réserve d'argent, puis la bureaucratie se met en quête d'un mécanisme plus restreint qui puisse s'inscrire de manière plausible dans le cadre de la législation existante. Dans le cas du détroit d’Ormuz, le président américain a promis une assurance et des garanties à un prix très raisonnable qui bénéficieraient à tout le commerce maritime. Quelques jours plus tard, la DFC a lancé un programme de réassurance plus conditionnel, assorti de critères d'éligibilité, de couvertures limitées impliquant des intermédiaires privés.

Cette façon de procéder se retrouve dans de nombreux autres dossiers. Par exemple, Donald Trump a déclaré que l'argent du pétrole vénézuélien serait contrôlé par lui. À la suite de cette déclaration qui a soulevé de nombreuses questions légitimes, la Maison-Blanche a opté pour un stratagème complexe impliquant un décret présidentiel, le Trésor américain, un compte basé au Qatar et des licences permettant aux majors pétrolières de réaliser certaines activités.

Sur les droits de Douane, Trump a vanté les "accords" conclus avec ses alliés comme s'ils avaient généré une manne financière étrangère colossale pouvant être utilisée pour financer des investissements aux États-Unis. En réalité, ces "accords", qu'il serait plus juste de qualifier d'extorsion, n'étaient que des promesses sans valeur, et aucun pays ne versera à Trump un chèque conséquent.

Plus récemment, Donald Trump se disait prêt à autoriser les fabricants Nvidia et AMD à vendre certaines puces électroniques à la Chine en échange d'une commission de 25 %, alors même que la Constitution l’interdit. L'administration a ensuite improvisé en imposant des droits de douane sur les puces fabriquées à l'étranger, expédiées aux États-Unis, taxées, puis réexpédiées en Chine.

Donald Trump rêve-t-il de pouvoir disposer d’une caisse noire géante échappant à tout contrôle du Congrès ?

Effectivement, cela fait partie de ses vœux les plus chers. Mais lorsque la Maison-Blanche a compris qu'un fonds d'investissement fédéral officiel ne pouvait être contrôlé unilatéralement par Donald Trump lui-même, l'administration s'est tournée vers une autre solution : des prises de participation ponctuelles dans des entreprises privées. À ce jour, l'administration a investi dans 12 sociétés, dont plusieurs producteurs de minéraux et un fournisseur d’énergie. Et elle a clairement indiqué son intention de poursuivre sur sa lancée, ce qui ouvre malheureusement la voie à des conflits d’intérêts. Lorsque Washington détient une participation dans une entreprise, il a un intérêt direct dans sa réussite. C'est l'une des raisons pour lesquelles les participations de l’Etat ont historiquement été associées à des situations d'urgence plutôt qu'aux négociations politiques en temps de paix.

Quels sont les principaux problèmes soulevés par les actions de Donald Trump ?

Le principal problème réside dans son style de gouvernance général. Trump continue d'essayer de donner l'impression qu'il peut influencer les marchés, allouer des aides financières ou générer de nouvelles sources de revenus sans passer par le Congrès comme il est d'usage. Même lorsque son administration trouve un fondement juridique, le résultat, élaboré à la hâte, soulève de nouvelles questions quant à la portée, la responsabilité, la tarification, l'éligibilité et le favoritisme politique.

Même en supposant que l'administration agisse de bonne foi – une hypothèse qui reste à prouver – cette approche remet en cause l'idée que le pouvoir fédéral doit s'exercer par le biais de règles générales plutôt que par des accords personnalisés. La politique commerciale ne devrait pas servir de prétexte au président pour faire pression sur ses alliés. Les contrôles à l'exportation sont censés garantir la sécurité, et non générer des recettes fiscales. Les programmes de subventions doivent être débattus et autorisés par le Congrès, et non se transformer en prises de participation de l'État dans des entreprises privées. Enfin, les pouvoirs d'urgence sont censés être exceptionnels, et non justifier des pulsions autocratiques.

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