Au Gabon, appel à une trêve sociale pour sauver l’année scolaire
Face à la paralysie persistante du système éducatif gabonais, le Parti patriotique gabonais (PPG) a appelé, lundi 2 février 2026 à Libreville, à une trêve sociale « responsable » et à une union sacrée nationale.
Par la voix de son secrétaire général, Rodrigue Maïssa Nkoma, le parti estime que la crise actuelle, marquée par une grève générale illimitée des enseignants, menace directement la continuité de l’année scolaire et, au-delà, la cohésion sociale du pays.
Des collèges et lycées à l'arrêt
Le PPG plaide pour un apaisement temporaire dans les secteurs jugés vitaux tels que l'éducation, la santé et les services publics essentiels, afin de créer un climat propice au dialogue. Cette trêve, insiste la formation politique, ne constitue ni un abandon des revendications syndicales, ni une négation des difficultés sociales accumulées. Elle se veut un « choix patriotique », destiné à favoriser des discussions sincères, une hiérarchisation des priorités nationales et la mise en œuvre de réformes durables.
Depuis plus d’un mois, les établissements publics, de la maternelle au lycée, sont quasiment à l’arrêt. Les enseignants dénoncent l’accumulation de plus de 27 000 situations administratives non réglées, parfois depuis plusieurs décennies, ainsi que des retards d’intégration et le non-paiement des vacations. Cette situation alimente la crainte d’une année blanche, aux conséquences lourdes pour des milliers d’élèves et leurs familles.
Dans ce contexte, le PPG appelle à une union des « filles et fils du Gabon » fondée sur un dialogue social permanent, une concertation inclusive avec les partenaires sociaux et un engagement citoyen responsable. Pour le parti, le patriotisme doit se traduire par des actes concrets de solidarité et de responsabilité collective, afin de préserver l’avenir éducatif du pays, tout en ouvrant la voie à des solutions structurelles.