Iran: le baril de pétrole Brent au-dessus de 70 dollars, une première depuis septembre
"Cette évolution des prix est une fois de plus due à l'escalade des menaces du président Trump contre l'Iran", indiquent les analystes de DNB.
Le président américain a pressé mercredi Téhéran de conclure un accord sur le nucléaire, affirmant que "le temps était compté" avant une attaque américaine, après avoir déjà laissé la plané la menace d'une intervention ces dernières semaines, en réaction à la répression sanglante du mouvement de contestation dans le pays.
L'Iran, "le doigt sur la gâchette", est prêt à répondre à toute attaque américaine, a répliqué le chef de la diplomatie iranienne.
Or, non seulement le pays fait partie des dix principaux producteurs d'or noir, mais il est aussi riverain du détroit d'Ormuz par lequel transite environ 20% de la production mondiale de brut.
Après avoir franchi les 70 dollars pour la première fois depuis quatre mois, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, gagnait 2,25% à 69,94 dollars vers 10H00 GMT (11H00 à Paris).
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, montait de 2,33% à 64,68 dollars, lui aussi à des niveaux inédits depuis septembre.
En plus du risque en Iran, les cours sont gonflés par "les perturbations au Kazakhstan", sur le champ de Tenigz, qui "ont retiré un nombre significatif de barils du marché", et celles, temporaires, sur la production américaine de brut à cause du "froid aux États-Unis", précise Giovanni Staunovo, d'UBS, interrogé par l'AFP.
L'analyste souligne également que la faiblesse actuelle du dollar dope le marché, car elle permet "aux pays consommateurs des marchés émergents (de) bénéficier de prix plus bas".