Ingénierie : en Egypte, les entreprises françaises à la manœuvre pour des projets ferroviaires pharaoniques
La gare, monumentale, trône au milieu du désert. Elle vient de recevoir ses premiers rails. Située à 45 km à l’est du Caire, New capital station fait partie des 60 constructions qui jalonneront le futur réseau Electric express train (EET). L’actuel président égyptien, le général Abdel Fattah Al-Sissi, a lancé son pays dans des travaux pharaoniques. À commencer par cette nouvelle capitale pour désengorger le Grand Caire qui compte 23 millions d’habitants. Surnommée Sissi City par ses détracteurs, elle a une allure de ville fantôme, traversée de routes à six voies, aux bas-côtés de terre retournée et de caillasse. Seuls les ministères s’y sont déjà implantés et le palais présidentiel inauguré. Le président multiplie les chantiers d’infrastructure pour répondre à une hausse de la population égyptienne au rythme de deux millions d’habitants par an. Les expertises étrangères, surtout celle de l’ingénierie française du ferroviaire, trouvent dans ces projets un vigoureux business.