Une porte qui bat, un plancher qui grince, des verres qui tintent, une amarre qui couine, une drisse qui claque, une pompe à eau rappelant le bruit d’un marteau-piqueur… Les bruits parasites peuvent vous mettre inutilement sur les nerfs, que vous soyez au mouillage ou en navigation, alors qu’un simple sandow peut tout résoudre, qu’une serviette de bain ou un rouleau de Sopalin peut museler le vaisselier, qu’un patin de feutrine autocollant peut caler le plancher.
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LES DRISSES TENUES LOIN DU MAT ne vont pas claquer contre l’aluminium toute la nuit au gré du vent et du roulis. Indispensable, et si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour les voisins ! Voile Magazine[/caption]
Quant à la vaisselle qui sèche, sécurisez-la dans une cagette en plastique en guise d’égouttoir.
Plus complexes sont les sujets de la pompe à eau ou de l’étanchéité sonore de la cale moteur. Pour la pompe à eau, il faut commencer par vérifier que son montage comporte bien des « silentblocs » en caoutchouc. Son âge joue aussi, les plus modernes étant plus silencieuses que celles des années 90. Cela reste un petit moteur électrique dont le bruit de fonctionnement peut être assourdi en isolant bien le coffre dans lequel il se situe.
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Car le bruit est encore plus vicieux que l’eau : il s’échappe par le moindre petit trou de vis, le moindre interstice entre deux cloisons et ne connaît pas la gravité.
Pour isoler convenablement un coffre ou une cale moteur, inspectez-les minutieusement du sol au plafond et obstruez chaque fente, chaque trou, soignez bien les passages de câbles.
La méthode : de la mousse, et pourquoi pas un peu de Sika : grâce à sa souplesse, le fameux mastic-colle meilleur ami du marin absorbe les mouvements des matériaux (grincements) ainsi que les vibrations acoustiques.