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À l’école, la France en procès permanent

Ne parlez plus de roman national ! De Clovis à la colonisation, du roi Soleil à l’esclavage, l’enseignement de l’histoire ressemble de plus en plus à une longue salle d’audience. L’élève n’y découvre plus un récit commun, mais une suite de fautes à confesser. Peut-on encore transmettre une identité nationale quand l’école préfère le tribunal à la transmission ?


Il fut un temps où l’école, c’était simple : une maîtresse en tablier, un tableau noir, et une mission claire — transmettre le savoir. Aujourd’hui, l’école ressemble davantage à un champ de bataille symbolique. Ce qui s’y dispute n’est plus seulement la maîtrise des tables de multiplication ou l’accord du participe passé, mais le récit de ce que nous sommes. L’histoire nationale, la mémoire coloniale, les débats sur l’identité : tout se joue désormais dans la salle de classe.

Quand l’histoire se met au garde-à-vous

On demande aux élèves d’apprendre la Révolution française, mais aussi l’histoire de l’immigration, l’esclavage, la Shoah, la décolonisation, la lutte des femmes, l’écologie… Chaque cause a ses chapitres, chaque minorité son paragraphe. L’école, censée former des citoyens éclairés, ressemble de plus en plus à une grande foire des mémoires. Les manuels d’histoire s’empilent de “devoirs de mémoire” qui finissent par écraser l’Histoire tout court.

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Cette inflation mémorielle n’est pas neutre. Elle traduit une volonté politique: reconfigurer le récit national en récit “pluraliste”, où la France est moins un héritage qu’un patchwork de douleurs et de réparations. Les élèves ne sont plus invités à se reconnaître dans une aventure commune, mais à compter les blessures d’hier. À force, la France devient une addition de fautes, de crimes et de repentances — difficile d’y forger la moindre fierté collective.

La guerre des programmes

Le résultat est connu : querelles sans fin sur les programmes scolaires. Trop de colonialisme, pas assez. Trop de grands hommes, pas assez de figures féminines. Trop d’Europe, pas assez d’Afrique. Chaque ministre promet une “réforme en profondeur” et chaque lobby exige sa place dans les manuels. Pendant ce temps, les élèves sortent du collège sans savoir situer Verdun ou expliquer 1789.

Mais le plus frappant est la contradiction : on prétend ouvrir les esprits, et on les enferme dans une vision manichéenne. D’un côté, la France coupable ; de l’autre, les victimes à réhabiliter. L’histoire devient un tribunal. Or, un peuple qui ne transmet plus son récit fondateur finit par perdre le fil de son identité.

L’école ou la fabrique du doute

À force de tout déconstruire, on ne construit plus rien. Les pédagogues adorent répéter que l’élève doit “penser par lui-même”. Louable intention, sauf que, pour penser, encore faut-il avoir des repères. Or, si la France n’est qu’un “pays comme un autre”, si son histoire est surtout une succession d’injustices, pourquoi vouloir l’aimer, la défendre, ou simplement y appartenir ?

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Ce malaise explique en partie la crise de transmission. Les professeurs se retrouvent en première ligne, sommés d’enseigner un roman national qu’on leur interdit en même temps de raconter. Certains contournent l’obstacle, d’autres baissent les bras. Dans certaines classes, évoquer Clovis, Louis XIV ou Napoléon suscite des soupçons : est-ce bien inclusif ? Est-ce politiquement correct ?

Reprendre le fil du récit

Faut-il alors revenir au “roman national” d’antan, celui de Lavisse et de ses héros ? Pas nécessairement. La nostalgie n’est pas une politique. Mais il est urgent de rétablir une évidence : toute communauté humaine vit d’un récit commun. L’école n’est pas seulement un lieu de savoirs ; elle est la fabrique d’une mémoire partagée.

Raconter la France n’exclut pas d’y intégrer ses ombres et ses contradictions. Mais il faut le faire depuis un centre de gravité : la France elle-même. On peut enseigner les blessures de l’histoire sans réduire l’histoire à des blessures. On peut parler des crimes du passé sans effacer les grandeurs qui ont permis à ce pays d’exister encore aujourd’hui.

Car un enfant qui n’entend jamais parler de ses héros finit par chercher ailleurs ses modèles. Et là, le risque n’est plus seulement scolaire : il est civilisationnel.

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