Chine : Les relations commerciales se tendent entre l’Union européenne. À la suite de l’ouverture d’une enquête antidumping par Bruxelles sur les véhicules électriques chinois et de sa décision d’augmenter les droits de douane, les constructeurs chinois demandent des rétorsions, rapporte le Global Times, un journal officiel publié en anglais et en mandarin. Lors d’une réunion à huis clos qui s’est tenue le 19 juin et à laquelle ont également participé des constructeurs automobiles européens, l’industrie automobile chinoise « a demandé au gouvernement d’adopter des contre-mesures fermes (et) a suggéré que l’on envisage positivement d’augmenter les droits de douane provisoires sur les voitures à essence dotées de moteurs de grosse cylindrée ».
Pays d’ex-URSS : Une récente étude d’Oxford Economics anticipe que la croissance des pays du Caucase et de l’Asie centrale continuera d’être soutenue en 2024-2025 grâce à une augmentation des échanges avec la Russie comblant ainsi le vide laissé par les restrictions occidentales. Ces pays ont augmenté leurs importations depuis l’UE et leurs exportations vers la Russie. Il s’agit principalement d’une réorientation des flux commerciaux afin de contourner les restrictions imposées par l’UE, mais certains pays de l’ex-Union soviétique développent leur secteur manufacturier pour exporter davantage vers la Russie, exploitant ainsi les vides laissés par le départ des entreprises occidentales du marché russe. Deux pays – le Kazakhstan et l’Azerbaïdjan – ont considérablement augmenté leurs exportations d’hydrocarbures vers l’UE. Par ailleurs tous ces pays ont augmenté leurs importations en provenance de Chine et de Turquie et seul le Kazakhstan est parvenu à augmenter ses livraisons à l’ex-Empire du Milieu.
Carburants durables : Alors que 12 milliards de tonnes de kérozène doivent être remplacés par des carburants aériens durables (CAD) à l’horizon 2050 pour respecter les engagements européens en matière de décarbonation, la production ne suit pas et le secteur pourrait être confronté à unen pénurie d’ici à 2030, déplore une tribune aux Echos de Mathieu Blondel du cabinet de conseil en stratégie Arthur D. Little. L’auteur estime l’investissement nécessaire à 3 500 milliards d’euros « pour ne couvrir que 40 % des besoins mondiaux en carburant avec des CAD en 2040 ». En outre, il juge « indispensable que les pouvoirs publics rationalisent et accélèrent le processus d’autorisation des projets de production de CAD pour réduire les risques d’exécution ». « Accompagner des projets par le biais de financements publics ou via le soutien à la création de fonds de capital-risque de grande ampleur, qui manquent cruellement notamment en Europe, sera enfin tout aussi déterminant.
Afrique : Alors que les banques françaises se sont désengagées du continent africain ou y ont fortement réduit leur présence (BNP Paribas, Crédit Agricole, BPCE, Société Générale), la BRED veut à l’inverse s’y développer. « C’est un marché en croissance, avec des opportunités de développement intéressantes, compte tenu de la hausse de la bancarisation un peu partout sur le continent, a confié son directeur général, Jean-Paul Julia, aux Echos. Nous sommes déjà présents à Djibouti. Nous regardons ce qu’il est possible de faire ailleurs. »
Bourse : Au terme d’une semaine forte en émotions après la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron, la Bourse de Paris a cédé à Londres le titre de place financière la mieux valorisée en Europe. La CAC 40 a décroché de 6 %, perdant 157 milliards d’euros (Md EUR) tandis que le CAC Mid & Small a perdu 25 Md EUR. Vendredi soir, la capitalisation totale des sociétés cotées à Paris représentait 2 925 Md EUR, soit 43 Md EUR de moins que celles cotées à Londres. Cette dernière avait cédé à Paris ce titre de plus grande place boursière en Europe à Paris mi-novembre 2022.
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