Besoin de solidarité
L’école craque… et les parents qui travaillent aussi. « Janvier sera tendu », avait dit le ministre de l’École ouverte à la veille de la rentrée. Et ça commence très fort ! Directement sur les rotules. Courir récupérer son enfant, poireauter devant une pharmacie, test et re-test. Sur Le Bon Coin, on vend des voitures et on recrute des profs remplaçants. À l’école, la charge du contact-tracing et du protocole bascule sur les enseignants : qui est à J + 2 et à J + 4 déjà dans la classe ? Belle pagaille où tout le monde finit sur les nerfs, traversé par un sentiment d’abandon assez largement partagé, sur ces sables mouvants. Et ces masques promis qui arriveront sûrement après la bataille… Pour autant, il n’apparaît pas évident, dans cette situation complexe, que faire grève apporte une solution au problème. On ferme tout et on n’en parle plus ? Nombre de parents et d’enseignants savent comme c’est un combat incessant, depuis deux ans, de protéger le bien-être des enfants et de sauver un peu de leur insouciance. Cette période interdit de ne souhaiter le confort que pour soi-même. Elle exige même un peu d’humilité et beaucoup de solidarité. S’il fallait au moins retenir une leçon… quand tout cela sera derrière nous.
l’éditorial
Florence Chédotal