«Ce texte nous redonne de la visibilité» : après la publication de la PPE, les filières renouvelables soulagées mais prudentes face au nouveau cap énergétique
Attendue depuis trois longues années, la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) a enfin été dévoilée le jeudi 12 février. Si le document érige clairement le nucléaire en priorité nationale, elle accorde également une grande place aux énergies renouvelables. Les ambitions ont certes été revues à la baisse (55 à 80GW de capacités photovoltaïques en 2035, contre 75-100GW envisagés dans la première mouture de la PPE3, mise en consultation en novembre 2024, ou encore 35-40GW de capacités éoliennes terrestres en 2035, contre 40-45GW prévus en 2024), mais la situation aurait pu se révéler bien pire. «Nous sommes soulagés par rapport aux menaces de moratoires qui planaient encore il y a quelques jours au-dessus de nos filières, résume Jules Nyssen, président du Syndicat professionnel des énergies renouvelables (SER). Ce texte permet à la France de maintenir une ambition, et surtout de redonner de la visibilité aux différents acteurs de l’énergie».