Cristiano Ronaldo en grève, tout est bien qui finit bien ?
Le quintuple Ballon d’or a officiellement repris l’entraînement collectif mercredi, marquant ainsi la fin — ou du moins une trêve — de sa « grève » entamée lundi dernier pour protester contre la gestion du club par le Fonds public d’investissement (PIF).
Pour fêter ses 41 ans, le Portugais a publié une photo de lui à l’entraînement, sourire aux lèvres, signalant sa disponibilité pour le choc de demain. Cette reprise fait suite à une intervention directe de hauts responsables du football saoudien qui auraient exhorté la star à mettre fin à son boycott, rappelant l’enjeu crucial du match à venir contre Al-Ittihad.
Les dessous du bras de fer
La colère de CR7, bien que spectaculaire, reposait sur une frustration liée au déséquilibre perçu du mercato hivernal. Le transfert de Karim Benzema vers le rival Al-Hilal (actuel leader avec un point d’avance) a été l’étincelle. Ronaldo estimait qu’Al-Nassr n’avait pas bénéficié du même appui institutionnel, malgré l’arrivée du jeune Irakien Hayder Abdulkareem.
Toutefois, les précisions apportées par la presse internationale soulignent un quiproquo. Financement privé : Le renforcement d’Al-Hilal a été majoritairement financé par l’investisseur privé Alwaleed bin Talal, et non par une dotation supplémentaire du PIF. Fair-play financier : Al-Nassr avait déjà investi plus de 115 millions d’euros l’été dernier pour attirer des joueurs comme Kingsley Coman ou Mohamed Simakan, limitant mécaniquement sa marge de manœuvre en janvier.
Le choc pour la tête du classement
Le timing de ce retour est stratégique. Al-Nassr affronte Al-Ittihad ce vendredi 6 février à 13h30. Une victoire permettrait aux coéquipiers de Ronaldo de reprendre potentiellement la tête de la Saudi Pro League. Si le message politique de la star est passé, les dirigeants espèrent désormais que son professionnalisme reprendra le dessus pour la course au titre.
Malgré les rumeurs de départ vers la MLS ou un retour en Europe, Cristiano Ronaldo est lié au club saoudien jusqu’en juin 2027 avec un salaire annuel de 200 millions d’euros.