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Olivier Faure, le "en même temps" permanent : un budget contre Mélenchon, la primaire avec Tondelier

Olivier Faure a discuté pour la première fois avec Jean-Luc Mélenchon un jour d’avril 2018, en marge d’une conférence des présidents au Palais Bourbon. À l’époque, le siège historique de Solférino, celui que le leader de la gauche radicale a jadis tant fréquenté, vient d’être mis en vente par le Parti socialiste. Les présentations n’excluent pas les confidences et, nostalgique, le patron de La France insoumise lui confie alors son brin de peine. Huit années sont passées et les échanges entre les deux hommes n’ont plus grand-chose de sentimental : ils ne s’adressent même plus la parole aujourd’hui, alors qu'a longtemps demeuré, entre le PS et LFI, une relation toxique ponctuée de demi-ruptures idéologiques, morales et stratégiques, de réconciliations tactiques plus ou moins sincères.

Un poison lent, surtout, pour le PS, fracturé jusqu’à son dernier congrès, celui de Nancy en juin, par la question insoumise. À l’été, la situation avait inspiré ce bon mot en haut lieu socialiste : "On est 'La Meute' inversée. D'abord on se mange entre nous et ensuite on voit si on a du temps pour les autres."

La pression de LFI ? "Je crois qu’elle nous a soudés"

Janvier 2026, les roses crient doublement victoire. Olivier Faure et les siens crânent, heureux d’avoir contribué à doter le pays d’un budget en négociant avec la Macronie – sans s’entre-déchirer – tout en envoyant paître les insoumis et leur procès en traîtrise. Ce vendredi 23 janvier au matin, les socialistes ont rejeté la motion de censure déposée par LFI, signée par les écologistes et les communistes. Tout au long des débats, les premiers, fers de lance de l’opposition à gauche, auront bien tenté d’enfoncer quelques coins entre les socialistes. "Je crois au contraire que ça nous a soudés", glisse le premier secrétaire. Le voilà libéré du "surmoi" mélenchoniste… "Il y a quelques années, lorsque les insoumis faisaient une sortie, on cherchait à se positionner selon ce qu’ils disaient. Maintenant, on considère leurs sorties comme des déclarations quelconques", assure Pierre Jouvet, numéro 3 du PS. L’étude du budget est venue entériner la rupture – et le second temps de la bataille de leadership à gauche – entamée sous la primature de François Bayrou. À l’un de ses proches, Sébastien Lecornu a ainsi explicité l’une de ses fiertés : il serait "celui qui a détaché le PS de LFI".

Les mots de Léon Blum envoyés un jour par le désespéré socialiste belge Paul Magnette à Olivier Faure - "Je crois que, dans son ensemble, le Parti (...) a peur du qu’en-dira-t-on communiste” - ont-ils depuis infusé ? Ou est-ce la détermination devant un pays à l’arrêt ? La concurrence présidentielle de Raphaël Glucksmann et de sa doctrine modérée anti-LFI ? Ou bien encore la pression de l’opposition interne à la direction ? "Olivier Faure porte une ligne qui n’est pas celle qu’il a brandi durant le congrès", sourit un parlementaire du PS qui observe, non sans ironie, qu’il s’est transformé en "zélé négociateur avec Lecornu".

Bref, tout le monde multiplie les explications, s’arroge les mérites, mais personne ne boude son plaisir… Permettez donc à François Hollande de narguer les insoumis sur leur propre créneau : "La sixième République, vous l’avez devant vous !", dit-il en privé. "À chaque fois qu’on les a cajolés, ils nous ont cocufiés", éructe, las, le député LFI Aurélien Taché.

Succès d’estime

"Chacun s’est posé en étant la version la plus aboutie d’elle-même", dit Cyrielle Châtelain ; ce qui, dans la bouche de la patronne des parlementaires écolos, ne relève pas vraiment du compliment. Aux socialistes la conviction du retour sous le soleil des "partis de gouvernement". Olivier Faure savoure ces victoires. Mais les huiles du PS lisent les enquêtes d’opinion concernant leur patron, "qui irradie la lumière mais ne bronze pas", et anticipent ce furtif succès d’estime. "Les débats budgétaires ne nous ont pas fait gagner de voix, ils ne nous en ont pas fait perdre non plus", analyse le parlementaire Philippe Brun.

Olivier Faure cultive son "en même temps". Après le tango avec Sébastien Lecornu, place à la primaire avec le reste de la gauche hors-Mélenchon. Face aux interrogations des partenaires, "Faure n’a eu de cesse de nous dire que les négociations budgétaires n’enlevaient rien au chemin tracé ensemble", confie une participante des réunions unitaires. Puisqu’il n’est jamais manchot pour les coups tactiques, l’ambitieux François Hollande pointe ce curieux attelage : "Il paraît difficile d’être allié à Marine Tondelier quand elle dit de vous que vous êtes la béquille du macronisme..." "On parle de plus en plus un langage commun et ce, malgré les désaccords sur le budget. Quand j’entends Boris Vallaud parler démarchandisation, Marine Tondelier de la sécurité sociale de l’alimentation, nos discours se rapprochent", défend l'ex-insoumise Clémentine Autain, candidate à la primaire putative de la gauche.

Samedi 24 janvier, le premier secrétaire se rendra donc à Tours aux côtés de Marine Tondelier, François Ruffin, Clémentine Autain et Lucie Castets pour assister à une série d’annonces concernant ce futur scrutin, imaginé si possible le 11 octobre prochain. Assister ou participer à la conférence de presse ? Telle est la question, qui n’est pas encore tranchée - il sera accompagné de l’un de ses lieutenants les plus chers, Laurent Baumel. L’un des deux annoncera ainsi, au nom du courant "fauriste", la volonté d’engager le parti dans la primaire. Un désir conditionné à l’aval des militants, puisqu'"avant d’annoncer quoi que ce soit, Olivier Faure doit s’assurer d’avoir le mandat du parti", dixit Patrick Kanner, président des sénateurs PS et opposant interne.

Olivier Faure marche sur des œufs au sein de son propre parti. Les partisans de Boris Vallaud n’ont pas encore tranché la question de la primaire, tandis que les soutiens de Nicolas Mayer-Rossignol ne veulent pas en entendre parler. Ces derniers plaident surtout pour une coalition aux côtés des amis de Bernard Cazeneuve autour de Raphaël Glucksmann, qui lui-même sème le doute par ses hésitations. Une primaire en quête d'espace et un plan alternatif peu rassurant... Minuit sonne après le budget. Le carrosse socialiste doit-il craindre de redevenir citrouille ?

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